Portrait de S.A.S. le Prince
Albert Ier de Monaco,
par Léon Bonnat (1904)
A l'automne 1889, le Prince Albert avait succédé à son père. Sa puissance de travail, son esprit méthodique, la compétence de ses proches collaborateurs lui permettaient de mener de front ses nouvelles responsabilités de Souverain, ses travaux scientifiques, en océanographie et en anthropologie préhistorique, et des initiatives diplomatiques et sociales. Tous ses efforts vont tendre à moderniser son État, à diversifier ses ressources et à le rendre toujours plus attrayant pour ses sujets comme pour les résidents étrangers. Il réforme la législation et promulgue une constitution. L'organisation hospitalière, sociale et scolaire est sans cesse améliorée. Le rayonnement musical et artistique de Monaco s'affirme avec l'Opéra et l'Exposition des beaux-arts.
Par respect de la justice et de la dignité humaine, le Prince intervient avec énergie en faveur du capitaine Dreyfus.
Afin de réduire les tensions sociales, il accorde son patronage au mouvement mutualiste, national et international. Partisan convaincu du pacifisme et de l'arbitrage entre les nations, il crée en 1903, à Monaco, un Institut international de la paix, préfiguration de la Société des nations. Il déploie une inlassable activité diplomatique destinée à provoquer un rapprochement franco-allemand, à défaut d'une véritable réconciliation.
Jusqu'à sa mort à Paris, le 26 juin 1922, il poursuivra ses activités dont il a ainsi résumé la philosophie :